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Renseignements sur le PAC

Ballard s'associe avec des universités pour faire des autobus à pile à combustible une réalité commerciale

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Avec l’aide du Partenariat automobile du Canada (PAC), Ballard Power Systems Inc. a lancé un vaste projet de recherche et de commercialisation qui est sur la bonne voie pour rendre les autobus à pile à combustible concurrentiels par rapport aux hybrides diesel d’ici 2015.

Il s’agirait d’une percée en ce qui concerne la réduction du coût des piles à combustible pour les autobus et l’amélioration de leur durabilité et de leur fiabilité. Le coût des modules de piles à combustible de Ballard, qui fournissent la puissance de propulsion, a été réduit considérablement au cours des dernières années. Ainsi, l’entreprise a pu réduire le coût d’investissement pour chaque autobus de pile à combustible produit en quantités limitées, le faisant passer de 3 millions de dollars en 2000 à 1,5 million de dollars aujourd’hui.

La nouvelle collaboration avec la Simon Fraser University et la University of Victoria, qui deviendra bientôt le principal programme de R et D de Ballard, contribuera au développement d’un module de piles à combustible de la prochaine génération qui devrait ramener le prix de chaque autobus urbain entre 750 000 $ et 1 million de dollars. D’après Jeff Grant, directeur du développement commercial chez Ballard, ces véhicules seront concurrentiels par rapport aux autobus hybrides diesel sur le plan du coût au cours du cycle de vie.

« Le projet vise à mettre en marché notre produit de septième génération et à le produire à plein régime au cours des quatre prochaines années. Il nous aidera à réduire nos coûts et à remporter des appels d’offres concurrentiels à l’échelle internationale », souligne M. Grant.

Non seulement la technologie rendra les autobus à pile à combustible plus abordables pour les clients et réduira les coûts pour Ballard, mais elle permettra également de réduire sensiblement l’émission de CO2. Le module FCvelocity-HD6 (renforcé et de 6e génération) pour autobus est actuellement, assorti d’une garantie de cinq ans ou 12 000 heures. Ballard s’est fixé comme objectif de faire passer la longévité du module à 20 000 heures au minimum, soit une vie utile comparable à celle d’un moteur diesel.

« Le développement initial du module HD7 a été fait chez Ballard, mais l’entreprise ne possède pas les capacités en recherche appliquée requises pour prolonger la vie utile du produit tout en réduisant les coûts, » précise Shanna Knights, directrice du projet chez Ballard.

« Afin d’améliorer la durabilité du module de piles à combustible et de prédire sa longévité, il nous faut d’abord comprendre les processus de dégradation observés dans les conditions de fonctionnement réelles des autobus urbains. La Simon Fraser University et la University of Victoria ont l’envergure, l’équipement et les ressources humaines nécessaires pour nous aider à mettre au point ces modèles techniques afin de bien comprendre ce qui se produit à un niveau fondamental », explique Mme Knights.

Le principal problème, auquel Ballard se consacre depuis plus de 15 ans, tient à la durabilité de la membrane échangeuse de protons, mince pellicule polymère qui sépare les électrodes dans une pile à combustible. Le projet mettra à profit le laboratoire de matériaux ultramoderne de la Simon Fraser University à Burnaby et son laboratoire de mécatronique à Surrey de même que l’expertise de la University of Victoria afin d’effectuer des modélisations, des analyses et des tests complexes de manière à améliorer la stabilité de la membrane et la capacité de prédire avec exactitude la vie utile du produit sur une période d’utilisation de plusieurs années.

« La recherche ne vise pas simplement à perfectionner un produit existant. Il s’agit plutôt de modifier les principes de base et de les éprouver », ajoute Erik Kjeang, responsable universitaire du projet pour l’École de génie de la Simon Fraser University.

M. Kjeang recrutera dans toutes les régions du Canada et à l’étranger huit stagiaires postdoctoraux de fort calibre, qui travailleront avec des étudiants de premier cycle et des cycles supérieurs sur le campus et au laboratoire de recherche de Ballard.

« Nous embaucherons plus de 30 personnes pour le projet. Je suis très content de participer à un programme qui aidera à renforcer l’avantage concurrentiel du Canada dans le créneau des technologies énergétiques propres, à former les chefs de file de demain dans le domaine et à réduire les émissions nocives pour les générations à venir », ajoute M. Kjeang.

Le PAC a accordé plus de 4 millions de dollars à ce projet se chiffrant à 11,9 millions de dollars. Ballard, qui fournira de l’équipement, des ressources humaines et d’autres ressources, prévoit lancer la production commerciale du nouveau module de piles à combustible d’ici 2015.