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Renseignements sur le PAC

Accroître la productivité et la qualité des logiciels automobiles

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La technologie de l'information et des communications (TIC) est depuis longtemps reconnue comme un facteur clé qui permet d'accroître la compétitivité et la productivité, et, lorsque les applications l'exigent, la sécurité dans une large gamme d'industries.

Le secteur de l'automobile ne fait pas exception. En effet, de nos jours tout indique que la TIC jouera un rôle de plus en plus important pour distinguer les gagnants des perdants dans l'industrie automobile.

En raison de la mise en œuvre rapide de technologies axées sur l'élimination des émissions, le rendement des carburants, l'électrification des véhicules et les dispositifs de sécurité actifs, les constructeurs d'automobiles se fieront de plus en plus aux logiciels pour offrir des fonctionnalités et des caractéristiques aux consommateurs. En outre, la taille et la complexité des systèmes informatiques des automobiles augmentent rapidement. Pour tenir compte de cette complexité, il faut des outils logiciels perfectionnés afin de gérer l'énorme quantité d'information utilisée par les ingénieurs pour le développement de logiciels de ce genre. À mesure que la complexité s'accroît, il devient également de plus en plus difficile de démontrer la sécurité d'une automobile.

« Depuis des décennies, l'automobile évolue pour devenir une centrale informatique. Cette tendance ne fait que s'accélérer à mesure que l'électrification des véhicules augmente », fait observer Justin Gammage, scientifique en chef chez General Motors du Canada Limitée.

Afin de relever les défis technologiques croissants alimentés par cette tendance, General Motors du Canada Limitée et IBM Canada mobilisent des ingénieurs en logiciels chevronnés dans le cadre d'un énorme projet de collaboration en matière de R et D entre l'industrie, sept universités canadiennes et un centre de recherches sur la TI de Montréal appelé Network on Engineering Complex Software Intensive Systems for Automotive Systems (NECSIS). Ce réseau, appuyé par une subvention du PAC de 10,5 millions de dollars sur cinq ans, inclut la participation de Malina Software Corp., un groupe-conseil basé à Ottawa qui met l'accent sur les méthodes avancées de génie logiciel.

Codirigé par Tom Maibaum, de la McMaster University, et Joanne Atlee, de la University of Waterloo, NECSIS est axé sur une méthode logicielle appelée ingénierie dirigée par les modèles (IDM), qui promet d'apporter des améliorations considérables à la productivité des développeurs de logiciels et à la qualité des produits. Comme son nom le suggère, l'IDM fait grand usage de modèles, lesquels sont des représentations simplifiées de conceptions de logiciels complexes. IBM est à l'avant-garde des développements en matière d'IDM, tout comme Malina Software. General Motors a commencé à adopter le paradigme de l'IDM et souhaite en faire la base de ses efforts en génie logiciel.

« L'IDM aide les développeurs de logiciels en réduisant la complexité des conceptions et des documents avec lesquels ils travaillent. Elle permet aussi de générer certains logiciels automatiquement », explique Mme Atlee. Cette dernière ajoute que l'IDM permet d'effectuer des essais préliminaires et de déboguer les logiciels, car les modèles eux-mêmes peuvent être soumis à des essais et vérifiés avant l'existence même d'un code.

« Grâce à l'IDM, nous croyons pouvoir occuper le premier rang mondial au chapitre de la productivité et de la qualité des logiciels. Certains de nos produits axés sur les logiciels sont essentiels pour la sécurité, car ils influent sur les fonctions de base des véhicules comme la direction, les freins et la propulsion. En raison de la demande en matière de sécurité, il faut bien concevoir le produit dès le départ, et cette approche nous permettra de faire en sorte que les programmes que nous développons ne contiennent pas de défauts qui constitueraient une entrave à leur mission », affirme M.Gammage.

Aujourd'hui, un véhicule GM moyen contient plus de 50 unités de commande électronique (UCE) qui assurent les fonctions grâce à 100 millions de lignes de codes de logiciels. Il s'agit d'une énorme différence par rapport à la situation il y a dix ans, alors qu'une automobile haut de gamme de GM contenait seulement 20 UCE et environ un million de lignes de code.

Outre qu'elle permet aux développeurs de logiciels chez GM d'être plus productifs, l'IDM influera également sur la chaîne d'approvisionnement des constructeurs d'automobiles. En fait, un grand nombre des éléments et des sous-systèmes qu'achète GM au Canada contiennent des logiciels et des commandes intégrés.

« Une énorme quantité de code est cachée à l'intérieur de ce que les gens voient en surface comme un dispositif mécanique. Quand nous considérons les nouveaux emplois qui se créent et l'origine des nouvelles innovations dans le secteur de l'automobile, le génie logiciel devient de plus en plus important. », fait remarquer M. Gammage.

Étant donné l'importance croissante du génie logiciel pour l'industrie automobile, M. Gammage affirme que le gouvernement fédéral devrait être loué pour avoir choisi la TIC en tant que priorité de sa stratégie en matière de sciences et de technologie de 2007.

« Le Canada a créé un énorme moteur d'innovation axé sur le génie logiciel, et nous sommes persuadés que NECSIS servira d'exemple pour d'autres collaborations en R et D automobile avec les membres très talentueux du milieu de la recherche en génie logiciel du Canada. »